L'argente et la bourse

Tous les ratios à connaître pour faire de l’analyse fondamentale et trader en bourse

Avant de se lancer dans le trading et dans l’acquisition d’actions puis leur revente pour leurs plus-values, il faut se familiariser avec les deux techniques d’analyse et de compréhension du marché. L’analyse technique et l’analyse fondamentale

L’analyse technique, l’étude des graphiques

L’analyse technique est la lecture, la compréhension et l’analyse des courbes représentant le cours d’une action. Elle permet, avec l’expérience, de déduire l’évolution du cours en regardant uniquement le graphe. On distingue quelques techniques de lecture parmi lesquelles on retrouve les tendances, l’étude des chandeliers japonais, les moyennes mobiles, etc. Bien que cette technique permette de prédire l’évolution du cours, elle ne retrouve toute sa valeur que couplé avec une vision globale sur la société dont la courbe est étudiée. Pour se faire, il faut comprendre les données financières de celle-ci afin de la mettre en perspective avec l’analyse technique et la conjoncture économique. Cette deuxième technique s’appelle l’analyse fondamentale. Notons toutefois que l’analyse technique peut suffire, comme pour le trading sur les options binaires comme on peut retrouver sur site pour comprendre comment devenir riche.

L’analyse fondamentale, la base de toute réflexion et d’étude de bilan

L’analyse fondamentale est donc la compréhension des données financières d’une société. C’est donc bien la lecture d’un bilan et son interprétation par rapport aux autres sociétés du même secteur et en tenant compte de la santé des marchés financiers à l’heure de l’étude. Il faut la mettre en corrélation avec l’analyse technique pour bien pouvoir prédire l’évolution du cours. L’analyse fondamentale se base sur des dizaines de postes du bilan et des ratios, dont voici les principaux.

Le chiffre d’affaires, mesure de la croissance des rentrées

Le chiffre d’affaires, ou « turnover » en anglais, représente l’ensemble des rentrées générées pour une entreprise pendant une année complète d’activité. Les années représentent généralement douze mois mais peuvent dans certains cas varier en nombre si la société publie son bilan sur un exercice décalé, c’est-à-dire une période qui couvre plus de douze mois (c’est cependant relativement rare en terme d’occurrence). Il est intéressant de le comparer avec quatre points précis en particulier :

Le bénéfice et la rentabilité

C’est bien entendu le deuxième point qu’on regarde. A quoi bon avoir vendu plus, avoir un chiffre d’affaires qui grimpe, sans pour autant être rentable et faire du bénéfice ? Attention, cela peut être le cas dans une phase de croissance d’une entreprise, ou l’ensemble de ses ressources sont réinvesties. On peut donc parier sur cette croissance, pour voir la société devenir bénéficiaire quelques années plus tard. C’était d’ailleurs le cas d’Amazon, qui a mis dix ans avant de faire un bénéfice (les charges dépassant toujours le revenu avant cela). Mais de manière générale, si l’entreprise n’est pas bénéficiaire, il n’y a pas de remontées ou de distribution de dividendes pour les actionnaires. Et s’il n’y a pas de distribution de dividendes, cela signifie que l’action est moins intéressante pour un return rapide, et donc on peut voir les actionnaires se désintéresser. A ce stade, la loi de l’offre et de la demande entre en jeu et le cours peut être amené à dévaluer. Il aura donc lieu, comme pour le chiffre d’affaires, de comparer le bénéfice, et donc la rentabilité, de l’entreprise par rapport à ses pairs, afin de pouvoir disposer d’un point de comparaison pertinent pour faire ses investissements.

Il est à noter que le bénéfice qui est généré peut être utilisé de deux façons différentes. Soit être distribué sous formes de dividendes, comme c’est principalement le cas pour les entreprise immobilières et ce de par leur nature extrêmement solvable (nous y reviendrons par après), soit être incorporé au bénéfice reporté afin de soutenir les fonds propres de l’activité et améliorer sa solvabilité.

Lorsque les bénéfices sont distribués sous forme de dividende, chaque actionnaire est intéressé à sa distribution, au prorata de sa participation dans l’entité. Si le dividende est de 100 et que je détiens 1% des actions, je reçois 1. Si je détiens 2%, je reçois 2, etc.

La solvabilité, la mesure de l’assise financière et de la robustesse d’une entreprise

Le ratio de solvabilité est probablement le meilleur indicateur en termes de santé financière d’une société. Il mesure la capacité d’une entreprise à faire face à ses dettes court terme, moyen terme et long terme. Si la société n’est plus capable de faire face à ses dettes, elle sera déclarée en faillite sans l’apport en capitaux neufs. C’est par exemple le cas de la banque américaine LehmanBrothers, qui est tombée en faillite en 2008 car elle ne parvenait pas à payer ses dettes. Dans le même ordre d’idée, c’est ce qui serait arrivé aux banques grecques si elles n’avaient pas été recapitalisées par le FMI. Comment ? En injectant des fonds sous forme de capital pour augmenter les fonds propres et donc la solvabilité. Celle-ci étant le ratio des fonds propres sur le pied de bilan d’une société.

Pour bien comprendre le ratio de solvabilité, il faut savoir ce qui le compose. Il y a d’une part le pied de bilan, c’est-à-dire le total du bilan. D’autre part, les fonds propres d’une société. Ceux-ci sont représentés par le capital de départ (K) auquel on ajoute, ou on retire, les bénéfices ou les pertes reportées. Lorsqu’une entreprise fait du bénéfice au cours d’une année donnée, celui-ci est donc soit distribué sous forme de dividendes (il quitte donc la société), soit il est incorporé aux réserves, sous forme de bénéfice « reporté », et va donc améliorer le total des fonds propres (capital + bénéfice reporté). Comme le pied de bilan est inchangé, le ratio fonds propres/pied de bilan (solvabilité) augmente. Dans le cas des banques grecques, le bénéfice étant en réalité une perte, celle-ci venait diminuer le total des fonds propres, alors que le pied de bilan restait lui inchangé, et le ratio de solvabilité diminuait donc dangereusement. L’Europe a donc procédé à une augmentation de capital, soit l’apport de nouveaux fonds sous forme de capital, qui vient donc compenser les pertes reportées et améliorer donc le ratio de solvabilité. Selon le secteur, ce ratio doit couvrir un pourcentage minimum pour que l’entreprise soit considérée suffisamment solvable pour qu’on puisse y investir sans (trop de) risque.

Pour en revenir aux sociétés immobilières, celles-ci disposent donc d’immeubles comme actifs principaux. De manière générale, le marché de l’immobilier est quasiment toujours en hausse, tout du moins dans la majeure partie des pays européens. Cela signifie que les immeubles détenus pas ses sociétés gagnent en valeur. Cela signifie que leur valeur actuelle est supérieure à leur valeur d’acquisition et qu’ils ont donc pris une plus-value. Cependant, cette plus-value ne peut être actée que quand le bien est vendu. En effet, si on achète une maison à 100.000 EUR et que celle-ci en vaut 200.000 EUR, on fait un bénéfice, une plus-value de 100.000 EUR. Mais ce bénéfice n’est acté que quand le bien est vendu. Si entre temps le marché s’effondre et que la valeur passe à 50.000 EUR avant que la maison eut été vendue, la plus-value n’est pas réalisée. Elle donc considérée comme « latente », tant qu’elle n’est pas réalisée. Dans le cadre des sociétés immobilières, la masse de patrimoine immobilier qu’elle détient croit au fur et à mesure que le marché immobilier croit. Elles disposent donc de plus-values latentes sur leurs actifs. Dans le bilan, on peut considérer que c’est une valeur fictive qui pourrait être réelle en cas de concrétisation. Elle peut donc être ajoutée aux fonds propres de l’activité qui sont le capital (k) + ou – le bénéfice ou la perte reportée + ou – les plus-values ou moins-values.

L’impact est donc significatif au niveau de la solvabilité, l’entreprise croit, les fonds propres augmentent automatiquement de part toutes ces plus-values latente, ce qui augmente donc la solvabilité de manière naturelle. Que faire alors du bénéfice ? Il ne doit pas être reporté pour augmenter les fonds propres et maintenir un certain seuil d’attractivité pour les investisseurs, et peut donc être distribué sous forme de dividendes aux actionnaires. On considère que l’investissement dans ce type de sociétés est plus sécurisé, car on peut espérer un dividende annuel constant, et le risque de faillite est faible (les biens immeubles peuvent difficilement perdre beaucoup de valeur, au contraire des autres secteurs, ou le cours des matières premières peut varier de manière importante).

Les ratios de liquidités, le fond de roulement et le besoin en fond de roulement

La liquidité d’une entreprise mesure la trésorerie, ou la trésorerie facilement réalisable pour faire face aux dettes courts termes, à savoir les remboursements de crédits, et le paiement des fournisseurs. Elle est déterminée par deux ratios principaux que sont le fond de roulement et le besoin en fond de roulement. Chaque société doit pouvoir disposer de liquidités suffisantes pour travailler, acheter du stock, investir, garder un disponible en cas de coup dur. On considère qu’elle a besoin de « fond de roulement ». Il s’agit en fait de la somme de tous les actifs circulants (la trésorerie, les créances commerciales rapidement réalisables, le stock, etc) auquel on doit soustraire les dettes courts termes (les dettes fournisseurs, dettes financières court terme, acomptes, etc). Si le fond de roulement est négatif, cela veut dire que si on réalise tous les actifs versus tous les passifs, l’entreprise n’a pas de quoi payer ses dettes, elle devrait donc être déclarée en faillite.

De l’autre côté, il faut évaluer le besoin en fond de roulement, c’est-à-dire ce dont elle a besoin pour pouvoir travailler. On mesure ainsi, de manière résumée, les créances commerciales (ce que les clients doivent) + le stock et – les dettes fournisseurs (ce qu’il faut payer aux fournisseurs). Si la différence entre ces deux facteurs est positive (le fond de roulement est supérieur au besoin en fond de roulement), la société peut travailler avec ses liquidités. Si la différence entre les deux est négative (le besoin en fond de roulement est supérieur au fond de roulement), la société doit pouvoir trouver une nouvelle source de liquidité. Soit via l’apport en numéraire d’investisseurs, soit via des lignes de crédit auprès des banques. Cette différence est d’ailleurs appelée également « besoin en crédit ».