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Les ratios d’endettement doivent être évalués pour éviter des investissements dans des structures financières fragiles

Investir en bourse ? Oui. Gagner de l’argent ? Oui. Prendre des risques ? Souvent c’est non, bien que tout investisseur sache qu’il faut parfois prendre des risques pour gagner gros. Voici quelques ratios qui permettent de repérer les entreprises qui auraient des difficultés pour payer leurs dettes et qui deviennent donc investissement à risque.

Ratio d’endettement principal : le « Gearing »

Le gearing est le ratio le plus consulté quand on mesure le niveau d’endettement d’une activité. Il doit toujours être évalué pour éviter les mauvaises surprises. En effet, une société qui est trop endettée peut se retrouver en difficulté financière si son cash-flow diminue au cours d’une mauvaise année, ou si la conjoncture économique vient à changer. Ce ratio se mesure en divisant le total des dettes (court et long terme) par les fonds propres. Il permet donc de mesure l’autonomie financière d’une société et sa marge de manœuvre. Au plus il est élevé, au plus l’entreprise est lourdement endettée. Il est bien entendu que le ratio peut varier selon le secteur d’activité. En effet, les secteurs à fortes consommations de capitaux (société de produits, comme les services aux collectivités, les exploitations de matières premières, le secteur automobile, etc) seront plus sujettes à être endettées que les sociétés de services purs, dont la principal ressource est l’humain. Généralement, on considère qu’une entreprise est fortement ou lourdement endettée que le gearing dépasse 50%. La situation devient critique à partir de 80%. Il sera important de mesurer ce ratio sur plusieurs années afin de voir l’évolution de la santé d’une entité.

La marge brute d’autofinancement

Il s’agit du cash-flow sur le total du chiffre d’affaires. Ce ratio permet de mesurer la capacité d’une entité à dégager des liquidités pour financer ses investissements à venir. Au plus ce ratio est haut, au plus l’entreprise peut puiser dans ses ressources pour s’autofinancer, ce qui signifie qu’elle ne devra pas faire appel, ou moins appel, a des besoins en capitaux extérieurs, ce qui est extrêmement bénéfique. En effet, ces capitaux extérieurs peuvent venir des banques (on verra dès lors le ratio d’endettement augmenter et la rentabilité diminuer de par les intérêts sur les crédits et les charges financières), ou venir de nouveaux investisseurs par un apport en capital ou une émission de titres. Ce second point verra donc la participation des actionnaires diminuer, et avec cela, une chute des dividendes. Si vous voulez voir vos rémunérations fixes (vos dividendes) augmenter, soyez donc attentif à ce ratio !

Facile à comprendre, facile à mesure, le cash-flow

Le cash-flow est la version simplifiée de l’EBITDA. Il s’agit du résultat avant impôts auquel on ajoute les amortissements. Il est utilisé par les banques pour voir si une société peut faire face à un accroissement de ses dettes courtes termes financières, et si elle peut donc accorder du crédit sur base d’un exercice écoulé. Si celui-ci est insuffisant, faites attention, s’il est négatif (la société sera considérée en « cash-drain », il est temps de quitter le bateau !